
Par Dan Plouffe
Dès la première fois où ils se sont serré la main et ont échangé leurs noms, Luke et Jean-Luc étaient destinés à former un tandem tenace.
Luke Léger et Jean-Luc Cubahiro n’ont passé qu’un an ensemble à l’École secondaire publique Louis-Riel, mais ils ont développé une chimie instantané sur le terrain et hors du gymnase, et bientôt ils se rendront tous les deux à l’Université Algoma pour jouer au basketball U Sports pour les Thunderbirds.

« La connexion entre moi et Jean-Luc s’est développée très rapidement », raconte Luke, qui joue le rôle du tireur, et Jean-Luc le grand centre. « Il marque beaucoup proche du panier, mais il peut bien tirer également. Moi, je tire beaucoup, je prends les rebonds, et je fais beaucoup de bonnes passes à lui. »
Les deux joueurs ont commencé à participer au basket un peu tardivement. Luke a commencé à jouer en 7e année, lorsqu’il s’est joint à Louis-Riel, et Jean-Luc n’avait pas joué au basketball organisé avant le secondaire.
« Luke c’est un des amis qui m’a aidé à bien m’adapter ici », témoigne Jean-Luc, qui s’est inscrit dans l’Académie de basket-ball masculine de Louis-Riel pour sa 12e année, pour avoir la chance de s’entraîner quotidiennement dans un environnement de haute-performance, après avoir eu du mal à trouver du temps au gymnase dans l’ouest d’Ottawa.
« Il voulait s’assurer que je me sens à l’aise dans l’équipe », ajoute l’ailier-centre de 6′ 6″. « Il faisait des ‘check-ups’ avec moi de temps en temps, et cela était très apprécié. »
Luke avait déjà été en contact avec les entraîneurs d’Algoma comme recrue possible, et il leur a parlé de son nouveau coéquipier ayant le potentiel de jouer également au niveau universitaire. Luke et Jean-Luc ont fini par se présenter comme un paquet.
« On parle beaucoup du basket, mais on parle aussi d’autre chose, comme nos cours, notre parenté – nous sommes vraiment proches comme amis », souligne Luke. « C’est ma personne préférée de venir à Algoma avec moi. »
Les amis ont fait une visite de trois jours ensemble à Algoma. Jean-Luc a ressenti un bon esprit d’équipe et des bonnes amitiés entre les Thunderbirds, tout comme il l’a vécu à Louis-Riel, et cela a renforcé sa décision de déménager neuf heures vers l’ouest, à Sault Ste. Marie.

« J’espère me faire de nouveaux amis aussi, mais Luke c’est quelqu’un avec qui je partage déjà de l’expérience, et je crois que ça va beaucoup aider », indique Jean-Luc. « Quand je n’aurais pas ma famille à côté de moi, c’est un ami que je peux compter dessus quand j’ai des problèmes. Je sais qu’il sera là pour moi. »
Les coéquipiers Rebelles espèrent être colocataires à Algoma. Le temps passé en équipe lors de matchs à l’étranger vers Toronto a fourni beaucoup des souvenirs préférés de Luke.
« C’était tellement amusant », réfléchit Luke, en reconnaissant les efforts de ses entraîneurs Vincent Dufort et Joshua Caissie pour avoir créé une culture d’équipe aussi positive. « Sur le terrain, hors du terrain, ces gars sont mes amis, c’est ma famille. »
Dans leur première saison sur le National Senior Circuit, les Rebelles ont fait beaucoup de bruit. Ils ont terminé huitièmes au classement des points de la saison régulière parmi 46 équipes avec une fiche de 8-4, et ont vaincu plusieurs grands programmes renommés à Toronto. Lors du tournoi de championnat du circuit, Louis-Riel a gagné deux matchs en poule, mais sa défaite solitaire face aux champions éventuels de Simcoe United les a empêchés de se qualifier pour la finale.
« Même si notre saison ne s’est pas terminée comme nous l’avons souhaité, tout le monde était tellement bien connecté », décrit Jean-Luc. « Nous avons vraiment apprécié les derniers moments ensemble. Nous étions tous ensemble. C’était une si bonne énergie. Et les entraîneurs étaient là pour nous encourager : ‘Ne vous inquiétez pas. L’année prochaine va être géniale.’ »

Luke et Jean-Luc sont parmi de nombreux Rebelles finissants du programme sports-études qui deviendront des élèves-athlètes au postsecondaire en automne.
La liste comprend les joueuses de hockey Mariève Roussel (Laurier) et Annika Lafrenière (Bishop’s), la skieuse Emma Meunier-Carpentier (Calgary), le joueur de soccer Nathan Labillois (Moncton), la joueuse de basket Maya Charles (Carleton) et les co-équipiers de Luke/Jean-Luc – Stéphane Dang (CÉGEP Heritage), Tyrell Wallace (école préparatoire Asheville en Caroline du nord), et Abdoul Sorne et Beni Kabongo (Collège La Cité, tous les deux).
« Je suis tellement excité pour eux d’avoir cette opportunité. J’espère que tout va aller bien, et j’ai hâte de les suivre et de les parler l’année prochaine », signale Luke, en soulignant le rôle important que ses pairs ont joué dans son succès.
« Chaque personne dans le gym veut jouer au prochain niveau, il veut s’améliorer au basket et veut avoir de bonnes notes à l’école. On partage tous cette mentalité », ajoute-t-il. « On veut tous s’améliorer chaque jour, et moi je veux aider à améliorer les autres. Travailler ensemble dans la salle de musculation chaque jour, c’est ce genre de moment qui me tient à cœur. »

Jean-Luc, qui aime les mathématiques, prévoit étudier la finance et l’économie à Algoma, tandis que Luke étudiera en psychologie avec une mineure en économie. Bien que ces disciplines semblent pas mal différentes, Luke aimerait peut-être les joindre en créant un jour une entreprise de performance mentale sportive, inspirée en partie par son propre parcours dans le basket.
Avec ses débuts tardifs, Luke n’a pas eu beaucoup de temps de jeu avec son équipe de club au début, et il a été très dur avec lui-même jusqu’en 10e année. Mais après avoir commencé à s’entraîner plus intensément à Louis-Riel, il s’est gagné plus de temps sur le terrain et a eu la chance de se prouver.

Jean-Luc partage une histoire semblable. Suivre un horaire à Louis-Riel comparable aux demandes de sport universitaire lui permet de se sentir bien préparé pour l’année prochaine, note-t-il, mais la confiance en soi est le plus grand outil qu’il a acquis.
« Une grande chose que cette expérience à Louis m’a appris c’est de voir le potentiel en moi-même, et de croire que mon rêve de jouer au niveau universitaire était possible », explique Jean-Luc, en remerciant ses coéquipiers, ses entraîneurs et le personnel de l’école pour l’accueil chaleureux qu’il a reçu.
« L’année passée, je ne savais même pas où j’allais aller après l’école. L’équipe était là pour moi toute cette année. Ils m’ont guidé pour mon futur, alors un gros merci à eux. »
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