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Rubrique Rebelle : Les athlètes découvrent leurs talents de badminton en nouveau volet Sports-Études

Maude Carrier-Laforte

Par Ottawa Sports Pages, pour les Rebelles de Louis-Riel

L’enthousiasme explose pour la nouvelle discipline du programme Sports-Études de l’École secondaire publique Louis-Riel, et avant qu’elle soit finie, l’entraîneuse Maude Carrier-Laforte veut créer la Vanessa Gilles du badminton.

Pas nécessairement créer la prochaine championne olympique (même si l’idée n’est plus trop farfelue, étant donné la croissance du sport chez les jeunes au Canada…) Mais plutôt pour reproduire l’histoire Gilles : une athlète qui découvre un nouveau sport lorsqu’elle arrive à Louis-Riel, qui obtient de l’instruction de haut calibre, et qui décolle de là (la médaillée d’or canadienne jouait au tennis avant d’essayer le soccer à l’école).

« Vanessa, c’est un beau modèle pour démontrer : est-ce qu’on est obligé de faire seulement un sport ? », réfléchit Mme. Carrier-Laforte, une enseignante à L-R depuis l’année passée. « Parfois on peut peut-être les mélanger, ça peut nous aider parce que tu peux transférer tes habiletés, et c’est bien parfois d’avoir un petit repos, pour qu’on n’est pas dans le même sport tout le temps. C’est bon de voir autre chose. »

Dix-huit élèves-athlètes se sont joints au programme badminton pour sa mise en œuvre cette année, la plupart qui avaient de l’expérience dans d’autres sports.

Mme. Carrier-Laforte a remarqué que les hockeyeurs se déplaçaient bien sur le terrain, car c’est la même forme que leur poussée où ils utilisent leurs muscles des hanches. Les joueurs de basket étaient habitués à avoir une centre de gravité vers le bas, ils sont rapides, et ils attaquent bien le volant. Les joueurs de soccer changent facilement de direction. Au volley-ball, le smash et le service sont des mouvements presque identiques.

« Ils se sont améliorés vite », note Mme. Carrier-Laforte, qui travaille avec ses athlètes pendant une période de classe par jour (les élèves reçoivent un crédit d’éducation physique en Sports-Études).

« Ça leur fait du bien », ajoute la Gatinoise. « À part leur cours d’éducation physique où ils en font un peu de badminton, ils n’ont pas vraiment poussé avec des exercices et des techniques, la prise de raquette, leur point de contact, le transfert de poids, etc. »

Il y a aussi des gymnastes qui pratiquent maintenant le badminton, tout comme Mme. Carrier-Laforte l’a fait à 11 ans. Elle a passé quatre ans sur l’équipe du Québec au badminton, s’est classée 6e au Canada, et a fait partie d’une équipe puissante au CÉGEP avant de débuter ses études en sciences de l’activité physique à l’Université d’Ottawa, où s’est mise en ultimate et a gagné des championnats provinciaux / nationaux.

« Le badminton, c’est un sport que j’adore et que je veux faire découvrir », souligne Mme. Carrier-Laforte, qui se réjouit lorsque ses élèves s’inspirent des vidéos du niveau international. « Les gens ne savent pas vraiment c’est quoi le badminton rapide – le vrai badminton. »

En plus du programme Sports-Études, il y a un club et une équipe de badminton à Louis-Riel (les compétitions inter-scolaires sont prévues pour le printemps), et il y a d’autres options en sports de raquettes (plusieurs ont joué au tennis en automne en premier). Au futur, Mme. Carrier-Laforte aimerait avoir un club communautaire de soirée basé à L-R, pour offrir une piste à ses athlètes qui veulent continuer d’avancer dans le sport.

« L’intérêt est là, et j’ai des élèves qui sont très motivés », signale Mme. Carrier-Laforte. « C’est le fun de voir des élèves qui ont des aptitudes d’être des excellents joueurs de badminton, mais qui n’auraient jamais vraiment pensé. »

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